
Ouagadougou, 7 août 2025, La lutte contre le changement climatique au Burkina Faso franchit une nouvelle étape. Réunis dans la salle de conférence de l’hôtel Prestige, des représentants d’Organisations de la Société Civile (OSC), d’institutions publiques et de partenaires techniques et financiers ont pris part à l’atelier de validation des projets climats des OSC et de plaidoyer auprès du Secrétariat Permanent du Conseil National pour le Développement Durable (SP/CNDD). Cette rencontre s’inscrit dans le processus d’élaboration de la Contribution Déterminée au niveau National (CDN) 2026-2030.
Une implication accrue des OSC dans la formulation de la CDN 2026-2030
L’objectif de cette rencontre était clair, garantir une contribution forte et structurée des OSC au processus de la formulation de la CDN du Burkina Faso, afin que les actions locales soient pleinement intégrées dans les engagements climatiques nationaux.
La cérémonie d’ouverture a été marquée par la Représentante du Président du Conseil d’Administration du SPONG Mme Fatmata BANCÉ, Chargée de Projets et Programmes, insisté sur la nécessité d’une approche inclusive : « Cette CDN doit être celle de toutes et de tous. Les OSC apportent des solutions concrètes et éprouvées sur le terrain. Elles méritent d’être au cœur des choix stratégiques pour 2026-2030. »
Trois communications techniques pour cadrer les priorités
Les participants ont pu prendre connaissance de trois présentations clés :
- Les critères d’évaluation utilisés pour sélectionner les projets climats des OSC, garantissant transparence et pertinence ;
- Les projets et programmes retenus, mettant en lumière leur potentiel de séquestration ou de réduction des émissions, ainsi qu’une analyse coût-bénéfice détaillée ;
- La note de plaidoyer, document stratégique destiné à soutenir l’intégration de ces projets dans la prochaine CDN et à renforcer le dialogue avec les décideurs.
Un contexte international qui exige ambition et cohérence
Cet atelier s’inscrit dans un contexte mondial marqué par les engagements pris lors de la COP28 à Dubaï, où les États se sont engagés à renforcer l’ambition climatique à l’horizon 2030. Pour le Burkina Faso, pays particulièrement vulnérable aux effets du réchauffement, il est impératif de lier les engagements internationaux aux réalités locales.

La formulation de la CDN 2026-2030 est donc l’occasion de consolider les actions déjà engagées, de mobiliser de nouveaux financements climatiques et de mettre en avant des solutions endogènes, portées par les communautés elles-mêmes. Séance tenante, le SPONG a procédé à la remise officielle de la note au Directeur Pays d’OXFAM, Omer KABORÉ lequel a exprimé sa satisfaction et réaffirmé l’engagement de son organisation à poursuivre et à renforcer la collaboration stratégique avec le SPONG. En clôturant les travaux, un participant a résumé l’enjeu : « Si nous voulons tenir nos engagements internationaux, nous devons d’abord écouter et soutenir ceux qui, chaque jour, sont en première ligne de l’adaptation et de l’atténuation. »
Avec cette rencontre, les OSC burkinabè envoient un signal fort : elles sont prêtes à contribuer, à innover et à agir pour que la prochaine CDN reflète à la fois les aspirations nationales et les impératifs de l’Accord de Paris.


