
Dans le cadre du projet PROCESSUS, des ateliers participatifs et des sessions de formation ont été organisés afin de renforcer durablement les capacités des Organisations de la Société Civile (OSC) ainsi que celles des délégations spéciales au cours des mois de novembre et décembre 2025 dans quatre régions et huit communes d’intervention du projet, favorisant ainsi une gouvernance locale inclusive, participative et redevable.
Il s’agit des communes de Tenkodogo et Garango (région du Nakambé), Ziniaré et Zitenga (région de l’Oubri), Kaya et Korsimoro (région des Kuilsé) ainsi que l’arrondissement n°1 de Bobo-Dioulasso et la commune d’Orodara (région du Guiriko).
Ces rencontres, organisées par le consortium SPONG–Tin Tua, ont réuni des représentants des OSC locales, des autorités administratives et communales, ainsi que des acteurs communautaires autour d’un objectif commun : identifier de manière participative les besoins réels en renforcement de capacités des OSC locales, afin d’élaborer un plan d’accompagnement pertinent, inclusif et adapté aux contextes locaux.

Les ateliers ont permis aux participants d’exprimer librement leurs préoccupations, défis et attentes en matière de gouvernance associative, de gestion administrative et financière, de mobilisation des ressources, de plaidoyer, de communication, de redevabilité et d’ancrage communautaire.
Pour Fatimata TANKOANO/ MAÏGA, technicienne en construction en foyer amélioré, Zitenga, ces échanges ont été particulièrement bénéfiques : « Pour une fois, nous n’avons pas seulement reçu une formation toute faite. On nous a d’abord écoutées. Nous avons pu expliquer nos difficultés réelles sur le terrain, notamment en gestion et en leadership féminin. Cela nous donne espoir que les prochaines actions répondront vraiment à nos besoins. »
Même son de cloche chez Achille OUATTARA, président du conseil provincial des OSC du Kénédougou : « L’atelier a mis en évidence l’importance de la synergie entre les structures, en évitant les actions isolées. Il facilite la recherche de partenariats et la reconnaissance des associations, tout en servant de tremplin aux responsables d’OSC grâce à l’existence d’une structure régionale de référence pour mieux comprendre leur rôle et leur place. Le fait de hiérarchiser ensemble nos besoins avec d’autres OSC et les autorités est un grand pas vers un accompagnement plus efficace. »

Des résultats attendus clairement définis
À l’issue des ateliers, plusieurs résultats majeurs sont attendus :
- Une identification claire et hiérarchisée des besoins de renforcement de capacités des OSC, par thématique et par type d’organisation ;
- Un consensus partagé entre les OSC, les autorités locales et le consortium SPONG–Tin Tua sur les axes prioritaires de renforcement ;
- L’élaboration d’un rapport synthétique par commune, issu d’une analyse participative des besoins exprimés ;
- La mise en place d’une base de données consolidée, destinée à orienter le plan de formation et d’accompagnement des OSC dans le cadre du projet PROCESSUS.
L’adhésion et l’engagement des autorités locales
Les autorités administratives et communales ont salué la pertinence de l’initiative. À Kaya, Alassane SAWADOGO, représentant la Présidente de la Délégation Spéciale a souligné l’importance stratégique de ces ateliers :« Le développement local passe nécessairement par des OSC fortes, crédibles et bien organisées. Cette démarche participative du projet PROCESSUS est en parfaite cohérence avec notre vision d’une gouvernance inclusive et d’une citoyenneté active»

À Bobo-Dioulasso, le Secrétaire Général de la Province du Houet, représentant le Haut-Commissaire, NIKIEMA Sombéniwende a également réaffirmé son soutien : « Nous encourageons ce type d’initiative qui renforce le dialogue entre la société civile et les pouvoirs publics. Les résultats de ces ateliers serviront de base solide pour un accompagnement durable des OSC. »
En mettant l’accent sur l’écoute, la concertation et la co-construction, le projet PROCESSUS pose ainsi les jalons d’un renforcement de capacités adapté, durable et ancré dans les réalités locales, au service d’une société civile plus efficace et mieux outillée pour contribuer au développement et à la gouvernance locale dans les communes d’intervention.