Ouagadougou, 2 décembre 2025

La session statutaire du Cadre de Concertation Unique des Conventions en matière d’Environnement (CUCC) s’est tenue ce mardi 2 décembre 2025, dans la salle de conférence du Ministère de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement grâce à la contribution du SPONG (FASOVEIL). Placée sous le thème : « Accords multilatéraux en matière d’environnement : quelle synergie entre acteurs de la ratification et de la mise en œuvre des conventions environnementales ? », cette session a réuni les acteurs institutionnels, techniques et opérationnels engagés dans la gouvernance environnementale au Burkina Faso.

L’objectif global de cette session était d’assurer le bon fonctionnement du CUCC à travers la tenue ordinaire 2025, permettant d’évaluer les avancées, d’harmoniser les approches et de renforcer la coordination nationale autour des conventions environnementales. Présidant la cérémonie d’ouverture, le Chargé d’études Mr Félix IBRANGO, représentant le Secrétaire Général du ministère de l’environnement a salué la tenue régulière de ce cadre stratégique. Il a rappelé l’importance d’une approche concertée : « Les défis environnementaux que nous affrontons exigent de la cohérence, de la rigueur et une véritable synergie entre toutes les parties prenantes. La ratification d’un accord n’a de sens que si sa mise en œuvre est effective, inclusive et alignée aux priorités nationales », a-t-il déclaré. Il a également encouragé les participants à formuler des propositions ambitieuses pour renforcer l’impact des conventions environnementales dans les politiques publiques.

Les travaux ont permis d’examiner les progrès réalisés dans la mise en œuvre des principaux accords multilatéraux, d’identifier les insuffisances et de proposer des mécanismes d’amélioration. Les participants se sont dits satisfaits de la qualité des échanges, de la pertinence des communications et de l’esprit collaboratif qui a marqué la rencontre.

Des recommandations fortes pour une meilleure prise en compte des enjeux climatiques

À l’issue des discussions, plusieurs recommandations ont été formulées. Parmi les plus marquantes figurent :

  • La mise à jour du pays de ses cotisations vis-à-vis des conventions internationales en matière d’environnement ;
  • La prise des actes de nomination des points focaux et de leurs assistants ;
  • La prise des textes règlementaires pour encadrer l’usage du mercure, les produits contenant du mercure, etc.
  • L’intégration systématique des enjeux environnementaux et climatiques dans le budget national, afin d’assurer la cohérence entre les engagements internationaux et les ressources allouées ;

Le renforcement des capacités des parties prenantes pour une application plus efficace des conventions. Le président de séance a réaffirmé l’engagement du SP-CNDD à accompagner la mise en œuvre de ces recommandations :« Nous devons faire des enjeux climatiques une priorité budgétaire et institutionnelle. Les décisions prises aujourd’hui traceront la voie de la résilience environnementale de notre pays », a-t-il souligné lors de la clôture.

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