Le 9 septembre 2025, le Secrétariat Permanent des Organisations Non Gouvernementales (SPONG) a accueilli l’atelier d’adoption du Baromètre de la localisation de l’aide. Cette rencontre a réuni divers acteurs de la société civile, des Organisations Non Gouvernementales Internationales et Nationales, des partenaires techniques et financiers ainsi que des représentants institutionnels et étatiques tous mobilisés autour d’un objectif commun «  doter les acteurs humanitaires du Burkina Faso d’un outil stratégique permettant d’analyser et de renforcer la mise en œuvre du principe de la localisation de l’aide. »

Un contexte marqué par des enjeux humanitaires et de développement

Dans un pays confronté à des crises multidimensionnelles, la question de la localisation de l’aide demeure centrale. C’est dans ce cadre que le Baromètre a été conçu, un instrument destiné à dresser un état des lieux des pratiques, à identifier les acquis et les défis, mais aussi à proposer des pistes concrètes pour améliorer l’efficacité de l’aide et s’assurer qu’elle profite davantage aux communautés locales.

L’importance de cette initiative a été soulignée dès l’ouverture de l’atelier. Présidant la cérémonie au nom du Président du Conseil d’Administration du SPONG, M. Kouwonou Georges, Directeur Exécutif de Gradel Afrique, a rappelé la portée de ce processus participatif. Selon lui, « Le Baromètre n’est pas seulement un rapport technique. C’est un instrument de plaidoyer et de dialogue qui nous permettra d’orienter les politiques et pratiques en faveur d’une aide plus proche des communautés locales. Il traduit notre engagement collectif pour un développement centré sur les besoins réels des populations. »

Dans la continuité de ce message, M. Lompo Yandi, chargé de  l’Humanitaire au SPONG, a mis en exergue la nécessité de reconnaître et de soutenir les organisations locales. Pour lui, « Ce baromètre met en évidence non seulement les acquis mais aussi les défis persistants. Il donne surtout une visibilité aux acteurs locaux qui, bien souvent, sont en première ligne face aux crises humanitaires et qui doivent être mieux outillés et soutenus. »

Un processus collaboratif et inclusif

Ces interventions ont ouvert la voie à des échanges riches et constructifs. Tout au long de l’atelier, les participants ont pu s’approprier les résultats de l’étude, proposer des amendements et formuler des recommandations. Ce processus inclusif, marqué par une large participation, a abouti à l’adoption officielle du Baromètre et de ses conclusions. Une étape décisive qui traduit la volonté commune d’ancrer davantage le principe de la localisation dans les pratiques nationales. Avec cette adoption, le Burkina Faso franchit un pas important dans la quête d’une aide plus pertinente et plus proche des besoins réels des populations. Le Baromètre ne se limite pas à un document de référence , il devient un outil de suivi, d’analyse et de plaidoyer, garantissant transparence, redevabilité et efficacité dans les interventions humanitaires et de développement.

La prochaine étape consistera à diffuser largement les résultats de l’étude, à engager un plaidoyer auprès des partenaires techniques et financiers, et à renforcer les capacités des organisations locales pour qu’elles puissent pleinement jouer leur rôle. En s’appropriant ce Baromètre, le SPONG et ses partenaires affirment leur ambition ; faire de la localisation de l’aide une réalité concrète au service des populations les plus vulnérables.

L’initiative est accompagnée par le  forum des ONG en Afrique de l’Ouest et Centrale (FONGA) et les membres du SPONG.

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